lundi, juillet 28, 2008

Cheesecake salé au sésame grillé et oignons nouveaux



Depuis le temps que je voulais le faire un cheesecake salé ! 25 août 2006 date à laquelle Cléa l’avait proposé pour le KKVKVK n°12 sur le thème du cheesecake.



Et je me suis enfin décidée. J’avais du sésame complet grillé, deux paquets de Nature à tartiner dans le frigo, bref aucune raison de repousser l’échéance. Idéal pour un pique-nique, il se conserve au réfrigérateur quelques jours. Je n’ai pas exactement fait la recette de Cléa car je n’avais pas de féta, d’autant plus que je ne l’aime pas cuite ou chaude dans les plats. En revanche, il me restait quelques oignons nouveaux dont je fais une consommation effrénée en été.



Cheesecake salé au sésame grillé et aux oignons nouveaux
Pour un cheesecake de 6/8 personnes
2 paquets de triangolini pavot sésame de Belin (200 gr environ)
90 g de beurre fondu
2 paquets de Nature à tartiner soit 300 g environ
50 g de sésame complet grillé en épicerie bio
3 petits œufs ou 2 gros
des herbes hachées
3 petits oignons nouveaux coupés en fin morceaux y compris la tige
1 gousse d’ail pressé
1 moule à charnière de 22 cm environ

Moudre les petits biscuits en sable grossier. Rajoutez le sésame grillé. Ajoutez le beurre et amalgamer les biscuits. Versez les dans le moule et tapissez le fond et la moitié des bords avec les biscuits. Tassez bien dans le fond du moule.
Au robot ou au fouet, mélangez intimement les œufs, le fromage à tartiner, les oignons et des herbes hachées (ciboulette pour moi). Poivrez. Versez le mélange sur les biscuits.
Faites cuire au four préchauffé à 180°c pendant 25 minutes. Arrêtez le four. Laissez le dans le four encore chaud pendant encore 15 minutes avant de le sortir pour complet refroidissement. Servez bien frais, décoré avec des herbes fraiches, une salade de roquette. Cléa nous conseille également du gomasio mais ayant déjà mis du sésame grillé dans la pâte, j’ai préféré éviter
.



Voilà de quoi satisfare les petits et grands appétits pour un pique-nique ou un repas d’été au frais. Prochaine recette une mousse de citron à l'huile d'olive à tomber de gourmandise...

mercredi, juillet 23, 2008

Smoothie Chèvre et Pamplemousse, huile d'olive et Martini



La semaine dernière a été particulièrement riche. Une journée à Turin, à Pessione Di Chieri plus précisément chez Martini, un cours sur l’huile d’olive à l’Atelier des Sens et du boulot par dessus la tête (une vieille habitude). Pas le temps de vraiment cuisiner mais un petit smoothie frais pour l’été, empruntée à la Station gourmande pour se détendre.

On commence par le Smoothie que nous a concocté Anne qui s’est installée au Cambodge depuis presque une année déjà. Je vous le conseille, il est particulièrement facile à faire et délicieux



Smoothie au chèvre frais et pamplemousse
Pour deux personnes
1 petit billy ou un chèvre frais Lingot du Berry de Ryans de 150g
10 cl de jus de pamplemousse rose
3 petites cuillères de Nuoc mam
basilic ou menthe
poivre, curcuma, graines de fenouil ou sumac


Passez au blender le fromage de chèvre, détendu avec le jus de pamplemousse, le nuoc mam et les herbes. Je n’avais pas de menthe mais j’ai mis du basilic et l’association fonctionnait bien aussi. Poivrez et mettez au frais. Pour le service, saupoudrez de curcuma, de graines de sumac ou de fenouil. Anne nous conseille aussi le riz grillé en poudre. A tester aussi.
Super raffraichissant.



Accompagné de poivrons marinés (faits maison et qui se gardent facilement), un repas complet avec un petit pain aux olives. Et voilà que le lien se fait avec le cours sur l’huile d’olive donné à l’Atelier des Sens samedi dernier. Je ne connaissais pas vraiment les huiles d’olive et cela m’a permis de découvrir plein d’infos et quelques précieux conseils :

- l’huile d’olive se conserve impérativement à l’abri de la lumière (évitez donc toutes les bouteilles transparentes) et de l’air (ne pas laisser la bouteille ouverte, la fermer dès que possible). Préferez donc toutes les petites bouteilles de 50 cl au grand bidon que vous garderez à température ambiante (moins de 25°C) !
- Regardez la date de péremption (une huile se garde deux ans environ) et préferez les dates éloignées.
- Comme le vin, elles font l’objet de grands crus et d’une nomenclature.
Ensuite c’est une question de goût pour choisir. Nous avons gouté une excellente huile espagnole, une huile Kabyle, une merveilleuse huile française et quelques huiles italiennes dont une somptueuse sicilienne magnifique avec des tomates et du fromage. En tout état de cause, elle doit plus ou moins être fruitée, contenir une certaine amertume et piquer signe d’une huile produite en début de campagne.




Pas de secret, le litre d’huile d’olive se négociant aux alentours de 4 euros à la Bourse de l’huile d’olive, toute bouteille de ce contenant à moins de ce prix là, est signe d’un sérieux problème. Et la plupart des huiles que nous consommons en France sont considérées comme « rances » par la plupart des italiens ou espagnols qui gardent leur meilleure production pour leur propre marché. Avec ces huiles nous avons réalisé une mousse au chocolat à l'huile d'olive et quelques bruschettas pour tester les huiles.
Une bonne adresse ci-dessous d'huile d'olive française pour vous aider :
Oliverons notamment l'Elixir Olivier fruité vert et aussi la Maison de l’olive à Paris dans le 17ème et les huiles d'olives italiennes magnifiques que nous avons gouté et que vous avez en photos.


Enfin, quelques photos du musée Martini Rossi à Pessione Di Chieri, près de Turin.

Je vous conseille particulièrement ce musée qui reprend toute l’histoire de la marque depuis 1879, aussi intéressant pour les amateurs, que les graphistes tant le logo a marqué une certaine époque, de Cannes à la formule 1.





La scénographie est parfaite et l’une des usines de production est encore implantée juste à côté du musée. Nous allons avoir la chance d’organiser un événement là-bas début septembre.



Pas le temps de faire les magasins avant de repartir sur Paris, juste de quoi grapiller quelques chocolats et ricciarelli à l’aéroport. Je compte bien me rattraper plus tard…

mardi, juillet 15, 2008

Porc retour des Indes






Au départ, j’avais envie d’un curry à préparer et à congeler. Mais je n’avais pas envie de poulet ou de mouton, mais de porc. Il faut savoir que les indiens ne mangent pas de viande s’ils sont hindouistes ou pas de porc s’ils sont musulmans.
On trouve cependant du porc presque partout en Inde mais c’est surtout à Goa que l’on peut manger le célébre porc vindaloo, très épicé. Goa, sur la cote Ouest à 800 km au sud de Bombay environ, fut une enclave portugaise de 1510 jusqu’en 1961 où elle revint sous domination indienne.
Aujourd’hui Goa (qui est un territoire assez vaste et non une ville) est plus connu pour ses plages, pas si belles que ça, ses full moon parties et ses communautés hippies.



Mais ce que j’ai particulièrement aimé est l’arrière pays avec ses vieilles maisons portugaises laissées en l’état depuis l’évacuation, pleines de végétations où vivent encore parfois de survivants de familles indo-portugaises.



Pas de porc vindaloo mais un curry plus doux à base de gingembre, oignons nouveaux, coco, raisins, amandes et yaourt. Un curry tendre qui amorce une descente vers le Sud et le Kérala. Et puis cela me permettait de goûter le fameux curry de Maître Guerlain de Mayotte que m’a gentiment rapporté Emilie.



Porc, retour des indes
Pour 4 personnes
600g d’échine de porc coupée en morceaux
30 g de beurre clarifié ou ghee
30 g de gingembre
1 gousse d’ail écrasée
1 botte d’oignons nouveaux
1 pointe de purée de piment rouge
1 cuillère à café de curry ( de maître Guerlain)
1/2 cuillère à café de poivre vert concassé
1/2 cuillère à café de graines à roussir (fenugrec, cumin, moutarde)
1/2 cuillère à café de graines de coriandre concassées
1 petite poignée de raisins secs
1 petite poignée d’amandes mondées
1 yaourt grec
2 cuillères à soupe de crème de coco
sel et herbes fraiches (menthe et coriandre)

La liste semble longue mais les ingrédients sont très simples à trouver.

Ciselez finement les oignons, l'ail et le gingembre. Faites les revenir dans le beurre clarifé dans une cocotte avec la coriandre en grains, les graines à roussir, le poivre vert grossièrement concassés. Cuire à feu doux pendant 15 minutes, en remuant de temps en temps. Ajouter les dés de viande. Rajoutez le curry et le piment. Salez légèrement. Bien mélangez. Verser le yaourt, les raisins secs et la crème de coco. Couvrir et cuire à feu doux pendant 20 minutes ou jusqu'à ce que la viande soit bien tendre. Saupoudrer de coriandre hachée et d'amandes juste avant de servir.


Un délice purement indien...



Emilie : ce curry est magnifique. merci

dimanche, juillet 06, 2008

Abricots et mures sur sablé breton au sarrasin





Je poursuis sur ma lancée Abricots mais cette fois ils s'accompagnent d’un petit sablé breton au sarrasin. J’en ai profité pour tenter une variante à la mûre, le tout posé sur une crème à la pistache.

La recette de la pâte vient du livre d'Aurélie Godin: Divin Caramel, petit livre que je vous conseille car tout y est à croquer et à tomber de gourmandise. Quelques recettes pour vous faire saliver : Soupe de chocolat, émulsion caramel, éclats de pralin ; Très coulants au caramel demi-sel ; Figues au caramel balsamique ; Financiers noisette/pralin ; et elle nous propose aussi des recettes salées comme le porc au caramel que je voudrais tester.





Sablés au sarrasin, crème pistache, abricots et mûres
Pour la pâte sablée au sarrasin (8 sablés de 8 cm de diamètre) :
50 g de farine de sarrasin
30 g de farine de blé à levure incorporée
40 g de sucre en poudre
30 g de poudre de noisettes
50 g de beurre demi-sel
1 jaune d’œuf.
Crème à la pistache
130 g de saint-môret
30 g de sucre glace
1 cuillère de pâte de pistaches
1 cuillère à café de liqueur de pistaches (optionnel)
Quelques abricots et des pistaches vertes non salées.

Le sablé : Mélangez les ingrédients secs. Rajoutez le beurre coupé en dés et malaxer votre pâte afin d’intégrer le beurre. Ajoutez votre jaune d’œuf et formez une boule de pâte. Enroulez votre boule dans un film alimentaire et laissez là reposer au frais pendant 1 heure.
Deux solutions pour créer les sablés : soit, avant la mise au réfrigérateur, vous roulez votre boule de pâte en un gros boudin de 8 cm de diamètre que vous couperez ensuite en tranches de 1cm d’épaisseur, soit vous étalez votre pâte sur un silpat à la sortie du frigo et vous coupez
avec des cercles à pâtisserie vos sablés. Je les ai fait cuire avec les cercles afin que les sablés ne s’étalent pas à la cuisson et restent bien ronds.
Ils se cuisent à four chaud 180 °C pendant 15 à 20 minutes. Ils doivent être dorés.
Ces sablés sont excellents tels quels et se conservent dans une boite en fer quelques jours
.





Abricots et pistaches fonctionnent bien ensemble. J’en donc profité du four chaud pour mettre sous le grill quelques abricots coupés en quartiers saupoudrés d’un peu de sucre (vous pouvez le faire à la poêle avec une noix de beurre).
Pendant qu’ils se caramélisaient sous le grill, il vous suffit de mélanger 130 g de saint-morêt avec 30 g de sucre glace et une cuillère de pâte à pistache (vous pouvez éventuellement rajoutez une petite cuillère de liqueur de pistaches).

Juste avant le service, déposez une grosse cuillère de crème à la pistache sur les sablés et déposez vos quartiers d’abricots. Quelques éclats de pistaches… trop rapides à faire ces tartelettes.


Vous pouvez remplacer les abricots par d’autres fruits : mûres, framboises ou fraises que vous ne ferez pas cuire bien entendu.

Merci Aurélie pour la recette de ce sablé au bon goût de sarrasin. Je conserve ta recette précieusement. Et pour ceux qui partent en vacances en Bretagne, profitez bien de la gastronomie locale et des galettes au sarrasin.

PS: J'ai 4 chatons à donner qui seront sevrés au 15 août. Ils sont en Hte-Savoie mais je peux les emmener en région parisienne. Cela me fend le coeur de les donner à la SPA. Laissez moi un message si vous êtes intéressé.

mercredi, juillet 02, 2008

Baby clafoutis aux abricots et mascarpone




Pas beaucoup le temps de faire quoi que soit actuellement, c'est la course. Les dossiers s'accumulent. Tout doit être prêt pour la rentrée sauf que tout le monde va partir en vacances... comment faire fabriquer des éléments de décoration quand la moitié des entreprises françaises tournent au ralenti pendant juillet et août. Comme par hasard, les entreprises étrangères sont, elles, ouvertes... pas folles les guèpes tchèques ou anglaises. Voilà comment on entretient un cercle vicieux : les clients partent en vacances en souhaitant que tout soit prêt pour leur retour sachant que l'on n'a aucun moyen d'assurer des fabrications françaises car tout nos entreprises sont fermées...

Donc je vous poste un petit dessert du fond de la Normandie depuis mon second bureau du Perche. Une recette de Ma Dolce Vita: , notre expat' préférée à Rome.

Les clafoutis c'est bon mais ce n'est pas toujours très présentable à la fin du repas sauf autour d'une table conviviale au jardin. Pour une présentation plus jolie et à l'assiette, il suffit de les faire cuire dans des moules en silicone, les mêmes que pour des muffins et le tour est joué.


Baby clafoutis aux abricots et mascarpone
Pour 6 clafoutis
100 g de mascarpone
100 g de sucre en poudre
70 g de farine
30 g de poudre d'amandes
6 abricots bien mûrs
2 oeufs
quelques gouttes d'amandes amères
sucre glace

Battre les oeufs avec le sucre en poudre. Rajouttez le mascarpone, farine et poudre d'amandes. Versez quelques gouttes d'amandes amères.
Coupez vos abricots en morceaux. Versez un peu de pâte au fond de vos moules, des morceaux de fruits, finir par de la pâte et un demi-abricot. Mettre au four à 180°C préchauffé pour 25 minutes environ. Sortez les du four et démoulez quand ils sont tièdes. Saupoudrez de sucre glace. Disposez vos baby clafoutis sur une rosace de pétales d'abricots. Vous pouvez les servir tiède avec une quenelle de glace au lait d'amandes.




En attendant je me console avec le dernier Coldplay et les Whip. Vive les anglais... pour leur musique.

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