lundi, août 29, 2011

17th Century Honey Cake - Dîner chez Septime

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen



On peut dire cette année que nous avons eu un été anglais et encore suis-je, là, un peu mauvaise langue car lors de notre périple printanier dans le Sussex et le Kent, la température avait été très agréable. Les nuages qui jouent avec le soleil au Nord de la Loire, nous obligent presque à envisager des goûters à l’intérieur autour d’une tasse de thé. Il reste un mois d’été, voilà qui promet.





En Angleterre il existe deux organisations : English Heritage et National Trust dont le but est de préserver les monuments historiques. Le National Trust a été fondé en 1895 avec l'objectif de « promouvoir la préservation permanente, pour le bénéfice de la nation, des terres et des habitations d’intérêt historique ou de grande beauté ». Il est depuis devenu la plus grande organisation de conservation d’Europe. C’est une organisation indépendante du gouvernement qui ne reçoit ni subvention ni donation publique pour son activité. Il compte sur le soutien de ses 3,6 millions de membres, des 55 000 bénévoles et des 15 millions de visiteurs, sans compter les mécènes, les partenaires, etc. Le travail des bénévoles est important avec près de 3 millions d’heures de travail, l’équivalent de 25 millions de £. Le coût d'un visite d'un lieu protégé par le National Trust est onéreux mais cela permet d’ouvrir à la visite de nombreuses maisons, manoirs, jardins, châteaux ou lieux industriels intéressants. L’achat d’un National Trust Pass est intéressant si vous avez prévu plusieurs visites lors d'un séjour en Grande-Bretagne.





Au cours d’une visite, j’avais acheté un livre : National Trust tea time baking book, comprenant des recettes de scones, breads, cakes et pies de toutes les régions d’Angleterre la plupart inconnues en France. Beaucoup de lieux tenus par le National Trust, proposent une cuisine de qualité, fraiche et simple, ancrée dans son terroir ainsi que des produits à emporter : confitures, lime curd, miels, biscuits et bonbons. Je n'avais pas encore étrenné ce livre mais ce dimanche maussade et ma visite chez deux anglophiles enthousiastes m’ont stimulé à tenter cette recette du 17ème siècle : un cake au miel très simple recouvert d’un glaçage plus moderne.





17th-Century Honey Cake
Pour un gâteau de 22 cm de diamètre (8 personnes)
175g de beurre doux
175g de sucre blond
3 oeufs battus
175g de farine à levure incorporée tamisée
1 belle cuillère à soupe de miel clair
1 cuillère à thé de bicarbonate de sodium
quelques gouttes d’essence d’amandes améres 


pour le sirop
1 belle cuillère de miel clair
1 jus de citron


 Pour le glaçage
150 g de fromage frais (type philadelphia ou nature à tartiner)
100 g de sucre glace
1/2 jus de citron


 Préchauffez votre four à 180°C. Battez longuement le beurre et le sucre. Rajoutez les oeufs battus. Continuez à fouetter. Rajoutez le miel, l’amande amère et versez la farine en deux fois dans laquelle vous aurez incorporé le bicarbonate. Mélangez longuement votre pâte. Versez dans un moule beurré et placez au four pour 50 à 60 minutes. A mi-cuisson recouvrez votre gâteau avec un papier de protection car le gâteau colore très vite. Le gâteau est cuit quand la lame d’un couteau ressort sèche. Pendant la cuisson, préparez votre sirop en mélangeant le miel et le jus de citron. Dès que le gâteau est cuit, sortez-le du four et imbibez-le de sirop. Attendez son complet refroidissement pour le glacer. Pour cela mélangez intimement le fromage frais avec le sucre et le citron. Faites prendre votre glaçage au frais. Sortez le gâteau du frigo au moins une heure avant dégustation. Ce gâteau est meilleur le lendemain.






Si vous souhaitez une recette encore plus ancienne, faites un tour du côté de mon Lapin au Syrop du 14ème siècle. Vous avez raté la découverte des jardins du Kent et du Susses, suivez le lien.


Pour finir, un petit compte-rendu de ma visite chez Septime en juillet. J’avais déjà donné mon avis sur Itaste mais pas encore partage sur le blog.

Chaque année, j'attends de tester les restos qui font le buzz surtout ceux des chefs pleins de promesses comme Bertrand Grébaut (ex Agapé). A peine ouverts, la liste d'attente est déjà longue. Avant de vous donner mes conclusions voici ce que nous avons dîné ce soir de juillet.
Entrée : tomates anciennes eau de tomate râpé de chèvre



Entrée 2 : gnocchis juste poêlés purée de maïs vieux gouda 24 mois






Poisson : merlu purée de courgettes emulsion de jambon italien chou pointu



Viande : agneau, aubergine fumé oignon en robe des champs






Dessert : chocolat (ganache), café et glace à la menthe




Vins : vin d'anjou nature de chez Mosse 2010 et un vin de Savoie 2009 Grandes Jorasses de chez Beluard.
 Infusions : excellents notamment celle au Shisho/mandarine






Tout était très bon mais un très gros coup de gueule sur ces menus imposés "carte au chef" pour une cinquantaine d'euros : honnêtement il n'y a rien dans les assiettes : portions microscopique : si nous avons mangé 50 g de poisson et 50 g de viande c'est bien le bout du monde, on aurait presque pu compter les 5 gnocchis dans l'assiette. A ce vouloir "bistrot gastronomique" il faut aller jusqu'au bout de l'idée : amuse bouche, mignardises, entre-plat façon Bistrot. De quoi amuser les convives.

Moralité : entre chaque plat on mange du pain, et on boit des vins natures parfois difficiles à apprécier. Au royaume de la boboitude, il faut être stoïque... Dommage car le chef est très doué

. Je préfère Spring : au moins les plats sont généreux même si cela reste bcp plus classique. Points à améliorer les portions vraiment minuscules 
la carte des vins : trop de vins natures produits en bio dynamie,  certains produits viennent par avion (mandarine d'uruguay...) pas terrible et surtout beaucoup trop bruyant.

vendredi, août 19, 2011

Deux chefs et des tomates : gaspacho tomates/figues et tomate farcie au nougat

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen






C’est la pleine saison de la tomate et des figues. Autant j’adore la tomate, autant je n’aime pas la figue mais en voyant la recette d’Alain Passard dans le Régal de la rentrée, je me suis dit qu’il fallait tester ce gazpacho tomates et figues. Il est hyper rapide à faire et permet de faire le plein de vitamines et sels minéraux.






Ayant rapporté de belles tomates du jardin d’Annecy : des Roma, des Marmande et de belles Cornue des Andes (mes préférées car très denses, peu juteuses et avec moins de pépins que les autres), j’en profite pour tester également une recette de tomates en dessert. Après avoir essayé les Tomates aux 12 saveurs (une merveille de Passard), voici que je teste la tomate farcie aux nougats d’Eric Fréchon également dans le dernier Régal de septembre (Eric Fréchon 3 étoiles au Bristol à Paris).





Gaspacho de tomates et de figues selon Alain Passard 
Pour 4 personnes 
500 g de tomates bien mûres pelées : mélange de Cornue des Andes et de Marmande
200 g de figues bien mûres et pelées 
2 oignons nouveaux 
quelques éclats de piments verts 
huile d’olive 
poivre noir 
sauge 
et pour accompagner des palets de chèvre frais (ne sont pas dans la recette d’origine). 

Dans un blender ou au mixer girafe, mixez finement es tomates, les figues, le piment vert et les oignons. Rallongez avec un peu d’eau glacée si le mélange est très épais. Placez au frais au moins deux heures avant de servir. Servez avec un morceau de chèvre frais. Poivrez largement et salez. Décorez avec des petites feuilles de sauge, quelques gouttes d’huile d’olive et servez avec du pain grillé. 



Plus surprenante la seconde recette de tomates servies en dessert.






Tomates farcies au nougat selon Eric Fréchon 
Pour 4 personnes   
8 petites tomates (en grappe environ 3/4 cm de diamètre) 
200 g de nougat mou 
8 cuillères à soupe de miel de fleurs 
1 gousse de vanille 
3 petits bâtons de cannelle 
1 badianes (anis étoilé) 
1 cuillère à soupe de coriandre en grain 


Faites bouillir le miel puis ajoutez toutes les épices : la vanille fendue en 2, la cannelle, l'anis étoilé et la coriandre. Laissez infuser jusqu'à refroidissement complet et passez le tout au chinois.   Coupez les tomates en 2 aux 3/4 de leur hauteur pour faire un chapeau. Évidez-les. Concassez grossièrement le nougat.   Préchauffez le four à 80/100°C . Disposez les tomates dans un plat à gratin avec le chapeau sur le côté. Garnissez-les tomates de nougat. Versez le miel sur les tomates avant d'enfourner.   
Enfournez et faites cuire pendant 45 minutes en arrosant fréquemment les tomates avec le miel du plat. Lorsque les tomates sont confites, couvrez-les de leur chapeau et servez-les nappées de leur jus de cuisson. Servez avec une boule de glace au lait d’amandes ou une belle cuillère de yaourt à la grecque.





Le gaspacho est une vraie réussite. Il est fruité et très équilibré.

Je suis plus partagée sur la tomate farcie au nougat notamment par la saveur prononcée de la coriandre qui l'emporte un peu dans la recette. Je vous conseille de diminuer la quantité de coriandre en grains. Je préfère la tomate aux 12 Saveurs dans le registre de la tomate en dessert.
Ces deux recettes ne sont pas présentées avec des photos mais dans de petits encarts dans Régal. il aurait été facile de les rater mais cela aurait vraiment dommage.

L'été finira dans un mois. Profitons encore des beaux légumes.

vendredi, août 05, 2011

Lotte au Banyuls - Madeleines de voyage

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen




La blogosphère culinaire vit sa baisse de régime annuelle. Il ne se passe pas grand-chose sur les blogs, bloggueurs et lecteurs préférant (on les comprend) se faire dorer à la plage. Comme j'en ai marre moi aussi de voir sur les blogs que des jolis plats sucrés, bien mis en valeur (à croire que l'on ne se nourrit que de sucré, verrines, muffins ou cakes sur les blogs) je voulais aussi présenter un plat en sauce afin de répondre à l'article des Carnets parisiens . Il y a aussi des déjeuners faits de plats cuisinés, bourgeois ou de terroir.





De retour après un grand week-end dans la région de Paimpol/Perros : temps radieux comme d’habitude, plage et tournée des popotes. C’est vraiment un coin magnifique surtout avec un grand ciel bleu, pas de vent, les agapanthes et les hortensias en fleurs. J’ai fait mes réserves de conserves la Paimpolaise et de vinaigre d’hydromel.


Tous droits réservés par Côtes d'Armor Tourisme



Et qui dit retour de Bretagne, dit envie de poisson. Mais cuit avec une sauce au vin doux naturel issu de vieilles vignes cultivées en terrasses sur les coteaux pentus des Pyrénées qui surplombent la Méditerranée. Désolée les bretons mais vous n’êtes pas encore au point pour la vigne. Je ne sais pas d’où est originaire cette recette de lotte qui est un poisson commun à la Bretagne et à la Méditerrannée mais c’est un poisson qui se cuisine un peu comme de la viande donc parfait avec une sauce au vin.




Lotte au Banyuls
Pour 4 personnes
8 tronçons de lotte tranchés de façon égale par votre poissonnier
8 fines tranches de poitrine de porc fumée
6 échalotes
2 feuilles de laurier
2 brins de thym
8 oignons nouveaux
50 cl de Banuyls
Huile d’olive sel et poivre


Préparez vos médaillons de lotte en entourant chaque morceau d’une fine tranche de poitrine fumée que vous maintiendrez avec de la ficelle alimentaire.
Pelez et émincer finement les échalotes et les faire revenir dans une poêle anti-adhésive. Ajoutez le vin,le thym et le laurier, amenez à ébullition et laissez réduire de moitié. Réservez au chaud.
Pelez et coupez la queue des oignons. Les faire dorer dans une sauteuse avec un peu d’huile d’olive. Rajoutez les tronçons de lotte en les faisant cuire sur la poitrine fumée (roulez le médaillon sur lui-même pour dorer toute la surface. Le poisson va cuire en une dizaine de minutes par simple contact avec la poitrine.
Versez la sauce dans un plat et déposez les morceaux de lotte et les oignons dessus avant de servir bien chaud.


Servez avec de belles pommes grenaille ou une fine purée de pommes de terre ou de courgettes.



La semaine dernière, j'ai fait un aller/retour dans la journée à Strasbourg. Et entre deux repérages, j'en ai profité pour me glisser Au fond du Jardin, petit restaurant, salon de thé à côté de la cathédrale dans un esprit totalement victorien dont la spécialité sont les Madeleines de Voyage.




Vous pouvez les commander en ligne mais le lieu mérite le détour. Les Madeleines sont de pures rêveries au nom de voyages : Marrakech, Vancouver, Tibet, ou de personnages imaginaires Angel (praliné touche d'orchidée glaçage curaçao), Sherlock Holmes, de personnages célèbres Carla Bruni, etc.





C'est parfois compliqué et un peu tiré par les cheveux mais les madeleines sont bonnes. Les propriétaires sont passionnés, fournissent la Cour d'Angleterre et se jouent des conventions. Ils sont dans leur univers et le partagent avec vous.




Vous pouvez aussi choisir des thés et des infusions. Le brunch y ait parait-il excellent mais à réserver impérativement car ce petit cocon ne peut accueillir qu'une quinzaine de personnes. Des dîners aux chandelles y ont régulièrement lieu.

Au fond du jardin
6 Rue Râpe, 
67000 Strasbourg
03 88 24 50 06


Je pars pour ma seconde semaine de vacances à Annecy. De gros travaux sont prévus à la maison donc ce ne sera pas de tout repos...

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