jeudi, mai 26, 2016

Les gâteaux aux pignons de Christophe Berger

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen








Je ne suis pas très conservatrice dans l’âme. Je ne collectionne rien et je ne suis pas très attachée aux biens matériels, aux souvenirs et bibelots ramenés de voyage. Le plus important est ce qui reste en tête, en mémoire quand vous fermez les yeux.
Je ne conserve pas longtemps les magazines de cuisine que j’achète (3 ou 4 par mois). Très régulièrement, je trie car on se rend vite compte que les recettes reviennent souvent d’une année sur l’autre en se modernisant ou au contraire en reprenant ses bases classique ; le stylisme culinaire, l’art de la table, la manière de photographier changent et les magazines prennent très vite un coup de vieux. Je les relis, je scanne ou je fais une photo d’une recette qui peut encore m’intéresser et je donne. Je ne peux pas jeter un magazine ou un livre. Les livres je les donne à une toute petite bibliothèque de village et les magazines je les laisse dans ma montée d’escalier ou les amène au bureau.

Bref en triant de vieux Elle à table, je tombe sur un numéro ancien qui présentait les bonnes adresses à Genève (j’ai une maison à 40 km de Genève) ville où je ne vais… jamais. Dommage car il y a vraiment de super adresses, notamment celle de Christophe Berger, pâtissier chocolatier qui proposait de petits gâteaux aux pignons trop mignons dans leur forme haute.
Et pour une fois, j’ai gardé le numéro, histoire de me rappeler qu’il serait bon que j’y fasse un tour. D’autant plus qu’il ouvre à 7h30 (une bizarrerie pour des parisiens) mais un bonheur quand vous voulez vous faire un petit-déjeuner sympa avant le travail.

Pour cette recette il vous faudra soit des moules à darioles soit des moules hauts pour muffins ou gros cannelés. Pâte et garniture se préparent la veille.J’ai réduit de moitié les quantités par rapport à la recette d’origine prévue pourtant pour 6 personnes. Ne zappez pas la fleur de sel qui est un vrai révélateur de goût avec les pignons.






Gâteaux aux pignons de Christophe Berger
pour 8/9 gâteaux (de la taille de muffins)
Pour la pâte extérieure
110 g de beurre mou
60 g de sucre glace
3 cuillères de lait
175 g de farine fluide
1 pincée de fleur de sel
pour le remplissage
125 de beurre
125 g de sucre (j’ai mis du sucre complet de canne)
4 gros oeufs
50 g de pignons de pin
180 g de poudre d’amande
Le zeste d’un citron bio
1 pincée de fleur de sel

Préparez votre pâte en mélangeant le beurre bien mou et le sucre glace. Rajoutez le lait, la farine et la fleur de sel. Mélangez sans trop travailler la pâte. Roulez la en boule, filmez au contact et placez au frais.
Préparez votre garniture. Mixez les pignons ou passez-les au mortier. afin d'obtenir une poudre grossière. Mélangez le beurre mou avec le sucre, ajoutez la fleur de sel et ensuite les oeufs un à un en mélangeant bien entre chaque oeuf. Ajoutez la poudre d’amande et les pignons réduits en poudre grossière. Zester le citron. Filmez et placez au froid pour une nuit. La garniture va se solidifier au froid.
Le lendemain, préchauffez le four à 180°C.
Farinez vos moules (les miens sont en silicone mais je farine toujours un peu). Prenez une partie de la pâte (un gros 8ème de pâte) et étalez-la afin de former un rond de pâte de la taille d’une grosse soucoupe environ. Déposez la pâte dans un moule en formant des bords hauts (les miens font bien 6 cm de haut). Garnissez avec la pâte aux pignons, déposez quelques pignons en déco. Faites de même pour tous vos moules.
Placez au four pour 25 minutes environ. Attention, la garniture brunit rapidement donc surveillez bien la cuisson. Sortez-les placez-les sur une grille pour refroidir. Saupoudrez d’un nuage de sucre glace une fois que les gâteaux sont démoulés.

Vous pouvez les proposer au goûter car ils sont trop denses pour finir un repas.
Quant à la pâte, je pense l'utiliser régulièrement pour des tartes sucrées.
Comme je ne suis pas très contente de mes photos, il y a de fortes chances que je les refasse bientôt.

Sont forts ces Suisses.


vendredi, mai 20, 2016

Matchia pudding aux fruits frais

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen






L’occasion était trop belle pour ne pas tenter cette recette dès que je l’ai vue sur le site de Vanilla and bean.

Surtout pour le thé matcha et aussi utiliser un reste de graines de chia que j’avais achetées chez Whole Foods Market à Londres il y a quelques mois. Et de mémoire, ce n'était pas du tout le même prix qu’à Paris en magasin bio où elles sont vendues à prix d'or. De mémoire, je crois qu'ils en vendent aussi chez Waitrose (l'équivalent d'un Monoprix).

Bref le matcha, ce thé vert japonais dense, je l’adore en matcha latte ou pâtisserie : cake, madeleine, financiers… et même dans une vinaigrette pour aromatiser un poisson vapeur.Il y a de nombreuses recettes sur le blog.
Par contre, le matchia : mot valise réunissant Matcha et Chia, je n’avais encore jamais gouté. Les graines de chia quand elles sont hydratées n’ont aucune goût. Elles apportent de la consistance dans une crème et se comportent comme les perles du Japon en devenant gélatineuses. Elles gonflent dans un liquide. C’est donc le matcha qui apporte le goût et les fruits frais que vous dégusterez avec votre pudding. Je ne reviens pas sur les valeurs nutritives de la graine, celles-ci étant vantées par de nombreux magazines et blogs où elle est considérée comme une Super Food. Après le Kale, le Chia nous sauvera… ou alors ce sera le Yuba ou autre nouveauté dont on ne soupçonne même pas l’existence.





Matchia Pudding
Pour deux puddings
250 g de lait végétal (j’ai pris du lait d’amandes)
2 cuillères à café de sirop d’érable
1,5 cuillère à café bombées de thé matcha
50 g de graines de chia
Pour le topping (par exemple)
des fruits frais en morceaux
des graines de kasha toastées
des éclats de fève de cacao
des éclats de gavotte… bref laissez parler votre imagination

Dans une petite bouteille ou un récipient pouvant se fermer. mélangez le lait avec le sirop, le thé matcha et les graines de chia. Secouez bien afin que le matcha et le sirop d’érable se dissolvent bien dans le lait. Laissez reposer 10 minutes et secouez à nouveau afin que les graines ne s’amalgament pas entre elles. Versez dans deux verres ou petits bols. Placez au frais pour au moins 1h30 ou plus (une nuit pour le lendemain matin).
Servez avec des fruits frais et ce qu’il vous plaira pour le petit-déjeuner.





dimanche, mai 15, 2016

Blanquette de veau coco et le Veau de Pentecôte par David Toutain

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen





La Pentecôte est la période traditionnelle de consommation du veau, cette viande dont les français raffolent avec près de 3,2 kilos consommés par an, en étant les premiers producteurs en Europe et consommateurs au monde. C’est une viande que j’aime particulièrement : osso-buco, tendron au citron, foie de veau, quasi ou en tartare, saltimboca et blanquette, je lui trouve plein de qualités.

Pourquoi le veau à la Pentecôte ? rien à voir avec la fête religieuse, mais c’est à cette période que les veaux nés à la fin de l’hiver arrivent sur le marché de la boucherie. La période parfaite pour le consommer. Mais vous pouvez y penser tout au long de l'année.




Le veau était mis à l’honneur semaine dernière par la filière à l’occasion d’un déjeuner chez David Toutain, une étoile Michelin à Paris. Eleveurs, producteurs de produits de nourrissage pour les veaux, l’occasion de réunir les pros, les journalistes et quelques blogueurs autour de plats imaginés par le chef afin de mettre en valeur cette viande tendre.

Avant de revenir plus loin sur ce repas, je voulais vous proposer une recette légère qui vient du bestseller de Jean-François Mallet : Simplissime light.




Réalisée avec des légumes frais de printemps : petits pois, tête d’asperges, pois gourmands, elle est sans gluten et sans lactose. C’est une version simplifiée de la blanquette traditionnelle car la viande n’est pas blanchie pour enlever amidon et impuretés avant de cuire dans un bouillon. Mais rien ne vous empêche de suivre la version classique pour la cuisson de la viande.





Blanquette de veau au lait de coco et légumes primeurs
Pour 6 personnes
1,2 kg de blanquette de veau (morceaux de 4 cm environ)
100 g de petits pois frais écossés
100 g de pois gourmands
100 g de jeunes pousses d’épinards
une douzaine de tête d’asperges (option ne sont pas dans la recette d’origine)
50 cl de lait de coco
Sel et poivre

Dans une cocotte, placez les morceaux de veau, couvrez d’un litre d’eau froide. A ébullition, comptez environ 1 heure de cuisson à feu doux. 5 minutes avant la fin de la cuisson, rajoutez les petits pois frais et les pois gourmands.
Egouttez la viande et les pois. Réservez.
Versez le lait de coco dans la cocotte et portez à ébullition en faisant réduire de moitié.
Rajoutez la viande, les pois. Faites cuire 5 minutes à feu doux avant de rajouter les têtes d’asperges et les pousses d’épinard.
Salez et poivrez généreusement avant de servir. Rajoutez de la coriandre ou du cerfeuil ciselé.
Vous pouvez accompagner la blanquette avec du riz pour un plat vraiment complet.






Parlons maintenant de ce fameux déjeuner chez David Toutain à l’initiative d’Interbev.

Après Coretta en 2015 (dont je ne taris pas d’éloge car il reste dans le top 3 de mes restos préférés sur Paris), un autre chef que j’adore, David Toutain, a crée 6 recettes autour du veau de Pentecôte.





Deux amuse-bouche pour commencer

Carpaccion de veau, oxalys, huitre et couteau



Cromesqui de tête de veau, sauce vitello tonnato



Ensuite accompagné d’un Saint-Romain blanc impeccable, une entrée éblouissante et gourmande : des boulettes de veau, morilles, gnocchis de pomme de terre et sauce au parmesan





Suit une terrine de ris de veau légère et moelleuse, me voilà réconciliée avec le ris de veau.





Le veau en ballotine avec de la seiche, yuba et noisettes : le yuba est la peau du tofu
(le plat que j’ai le moins aimé) en plus j'ai oublié de le prendre en photo.

Le quasi de veau au charbon, grosse asperge et petits pois : un morceau d’une tendresse incroyable, rosé malgré sa couche vernie de charbon.




Passons aux desserts, le veau nous étant épargné avec le sucré (je rigole).

Un plat signature : chou-fleur, coco et chocolat blanc : le chou fleur est présent au nez et en fond de bouche.




Ensuite, lait et miel de Niaouli (Madagascar ou Nouvelle Calédonie) un miel puissant et aromatique qui fonctionne à merveille avec la douceur du lait.

Des mignardises avec le café
Mochi au thym/ galets à la cendre et romarin






D'autres recettes notamment celles de David Toutain Ici.

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